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Belgicana

Belgicana

Collection privée d'un amateur de livres et autographes d'écrivains belges (XIXe-XXe siècles)

Maurice Maeterlinck (traducteur), "La Tragédie de Macbeth" (1910), exemplaire n°1/5 sur papier du Japon

William Shakespeare, "La Tragédie de Macbeth", traduction nouvelle avec une introduction et des notes par Maurice Maeterlinck, Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, Eug. Fasquelle éditeur, 1910, in-4, broché, couv. éd., non coupé, toutes marges conservés. Le premier exemplaire sur papier du Japon.

William Shakespeare, "La Tragédie de Macbeth", traduction nouvelle avec une introduction et des notes par Maurice Maeterlinck, Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, Eug. Fasquelle éditeur, 1910, in-4, broché, couv. éd., non coupé, toutes marges conservés. Le premier exemplaire sur papier du Japon.

Après deux premiers articles bibliophiliques consacrés aux Trois Contemporains (1901) et au Constantin Meunier (1901) d'Eugène Demolder (1862-1919), j'aimerais vous entretenir de quelques livres d'un autre belge, beaucoup plus connu celui-ci : Maurice Maeterlinck, dont je possède plusieurs pépites qui me tiennent particulièrement à coeur.

Je commencerai, à travers cet article, par sa traduction commentée du Macbeth de Shakespeare, parue chez Fasquelle en 1910, dont il a été tiré seulement cinq exemplaires numérotés à la presse sur papier du Japon, puis 20 exemplaires sur papier de Hollande. Mon exemplaire est le n°1 sur papier du Japon. C'est un in-4, broché, avec la couverture de l'éditeur et les pages non coupées. Le papier n'a pas été rogné et toutes les marges sont conservées. 

Justification du tirage

Justification du tirage

L'influence de Shakespeare, et plus précisément de sa pièce Macbeth, est profondément ancrée dans la dramaturgie de Maurice Maeterlinck (1862-1949), et ce dès la parution de sa première pièce de théâtre, La Princesse Maleine (1889), qu'Octave Mirbeau salue comme l'oeuvre du "Shakespeare belge" : "supérieur en beauté à ce qu'il y a de plus beau en Shakespeare", dans un article du Figaro du 24 août 1890.  L'oeuvre du dramaturge anglais est aussi l'objet de nombreux commentaires de la part de l'auteur belge dans ses essais où elle est la pièce la plus citée, celle dont l'autorité, la force et l'admiration ne s'affaiblissent jamais. Elle est à vrai dire si capitale dans son Œuvre, dans la formation de son esprit et dans sa vie quoridienne, qu'il lui consacre pas moins de trois traductions différentes, en moins d'un an, entre 1909 et 1910, à la demande de sa compagne de l'époque, la cantatrice et actrice Georgette Leblanc, pour deux représentations exceptionnelles dans les décors de l'Abbaye de St-Wandrille. 

Une première version de la traduction parait dans le n°123 de la revue L'Illustration théâtrale, le 28 août 1909. 

"Macbeth par Shakespeare. Traduction nouvelle de Maurice Maeterlinck", in "L'Illustration théâtrale", n°123, 28 août 1909, 24 p ;

"Macbeth par Shakespeare. Traduction nouvelle de Maurice Maeterlinck", in "L'Illustration théâtrale", n°123, 28 août 1909, 24 p ;

Lacunaire et fautive, elle fait l'objet d'une correction plus attentive à l'occasion de sa parution dans la revue Vers et Prose. 

"Macbeth par W. Shakespeare. Traduction nouvelle", in Vers et Prose, XVIII, juillet-septembre 1909, p. 5-40

"Macbeth par W. Shakespeare. Traduction nouvelle", in Vers et Prose, XVIII, juillet-septembre 1909, p. 5-40

Critiqué pour la liberté qu'il a prise avec le texte, ses manques et traductions approximatives, Maeterlinck se documente davantage et revoit complètement la traduction, avec l'aide de Gérard Harry, pour sa parution en volume chez Fasquelle, en 1910. En plus du texte complet, il ajoute une préface et d'abondantes annotations dans lesquelles le philologue croise l'amateur éclairé du génie shakespearien.

William Shakespeare, "La Tragédie de Macbeth", traduction nouvelle avec une introduction et des notes par Maurice Maeterlinck, Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, Eug. Fasquelle éditeur, 1910, 234 p.

William Shakespeare, "La Tragédie de Macbeth", traduction nouvelle avec une introduction et des notes par Maurice Maeterlinck, Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, Eug. Fasquelle éditeur, 1910, 234 p.

Cette traduction a d'ailleurs longtemps fait autorité puisqu'on la retrouve dans l'édition des Oeuvres complètes de William Shakespeare dans la Bibliothèque de la Pléiade (t.II, 1959, p. 711-765), aujourd'hui remplacée par une traduction plus moderne. 

 

Merci d'avoir lu jusqu'ici et à bientôt pour un nouvel article! 

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